Les stats sont ici :
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Premier set. Avalanche de services gagnants. Vandaele martyrisé par Redwitz d'entrée de jeu (1-4), puis par Novak (6-12) puis encore par Redwitz dans l'intervalle
(7-13). Vadeleux en finesse sur Traoré (pas en verve ce soir) puis, logiquement Rafa Redwitz qui ne lache pas le filon et crucifie le pauvre Vandaele sur la balle de set. 14-25, 19 minutes de
jeu. Circulez, y'a rien à voir….
Piqués au vif, Asnières se reprend tout de même dans la manche suivante. Mrozek le réceptionneur de poche sort de sa léthargie et emmène l'équipe en tête jusqu'au 2e temps mort technique (16-15), par un ace. Les Parisiens, peut être trop sûr de leur fait, lâchent alors trois fautes directes (Novak et surtout Hargreaves par deux fois). Malgré la main tremblante au service de Zorgui qui envoie un mashmallow deux mètres dehors à 23-20 pour Asnières, Moreau peut conclure sereinement aux 3 mètres. 25-22 pour Asnières.
Le 3e set est une copie du 1er. Les Parisiens prennent le large très rapidement (0-2 puis 3-6) grâce à leur puissance d'engagement, et Havas conclue les rallyes à l'expérience. Il faut dire que Redwitz, impérial à la distribution, crée des brèches béantes dans le bloc asniérois. D'ailleurs, Juricic et Senger sont encore en train de chercher le ballon... 12-19 sur deux nouveaux aces de Novak, puis 18-25. Paris mène 2-1.
La formation de coach Mauricio lève le pied dans la dernière manche, et commet de nombreuses fautes de services (19 au total), ce qui permet à Asnières de
rester dans son sillage. Mais l'arbitre, en sifflant un étonnant 8 secondes à Marien Moreau au service (alors que Redwitz faisait le décompte à voix haute !), anéantit les derniers espoirs
des banlieusards, repoussés à 4 points (18-22). Un contre de Takaniko remettra bien ses équipiers dans le bain, mais ce dernier vendangera ensuite la balle de 23 partout, en se faisant
défendre un retour direct de service pourtant facile. C'est logiquement Jiri Novak qui conclue la rencontre d'une attaque en 4 (22-25).
Globalement, la soirée fut houleuse, portée par des Courtilles bondées (pour la première fois de la saison !), et un arbitre (évalué ce soir là) aux décisions incohérentes. Les Parisiens surent rester maîtres de leurs nerfs tout au long de la rencontre. Le calme des coéquipiers de Rewitz mit en relief les carences des locaux : excités, les Asniérois oublièrent leur volley dans les moments importants, à l'image de Takaniko à 23 partout dans le 4e set.
Finalement, un bon échauffement pour Paris en vue de la rencontre européenne de Maaisek, mais un supplice pour Asnières face à son public, à tel point que l'adjoint au maire s'en est allé avant la fin de la rencontre, dégouté… Ah, quelle est dure la vie de petit poucet de Pro A !
Vraiment pas inspiré ! Il a dû jouer moins de 10 fixes dans le match. même avec une réception défaillante, ce n'est pas acceptable. Il fait peut être perdre un point précieux à son équipe dans le 4e set. Décisif dans aucun secteur de jeu. Il finit avec un évaluation de -2.
Senger : 2
4 points (dont deux retours directs), pas de contre, deux fautes de service alors qu'il a consigne de l'assurer. Aucun poids dans le jeu. Un fantôme. Si son épaule est si douloureuse, pourquoi ne pas la soigner ? Il fait plus de mal que de bien à son équipe.
Mrozek : 4,5
Il a bien joué une moitié de set ! Mésentente avec Vandaele en réception. N'a pas démérité, mais il avait en face des joueurs d'un autre calibre.
Traoré : 3
Titulaire, il n' a pas fait long feu sur le terrain. Pas la gnac habituelle. Remplacé par Zorgui, lui-même remplacé par Frontin, qui ont été un peu meilleur.
Juricic : 6,5
Deux matches que le capitaine revient en forme. mais pourquoi n'a-t-il pas plus de ballons ? Tant que le centre marche il faut passer par le centre, non ? Depuis le début de saison, on dirait que l'on ne l'a jamais utilisé à 100 %. 7 points pour une faute, une évaluation de 6 : pour une défaite aussi sèche, il s'en tire vraiment avec les honneurs.

Moreau : 7
19 points, une éval de 11. Le seul à posséder une vraie dimension physique (2 contres et 2 aces) et à pouvoir porter le danger dans le camp adverse. A ajouté des variations dans son jeu d'attaque.S'il continue sur sa lancée, peut devenir un très bon élément.
Vandaele : 4
Ce n'était pas une soirée pour libéro... D'habitude rassurant, il n'a fait que subir, comme le reste de ses coéquipiers. Mais pouvait-il faire autrement ? A eu le courage de ne pas baisser les bras dans la tourmente et a mieux fini que ce qu'il n'a commencé.
Paris :
Redwitz : 8,5
LE passeur du championnat de France. des choix exceptionnels qui libèrent toujours l'attaquant, un service à la précision chirurgicale ( 5 aces !), une envie de jouer communicative, bref, un grand chef d'orchestre !
Hargreaves : 4
5 points pour une éval de - 1 ! Coute un set à son équipe avec une faute de fil puis une fixe trop croisée. Un peu pataud. Présent physiquement grâce à sa taille, mais c'est bien le seul point intéressant. Un point noir en vue de la coupe d'Europe.
Novak : 8,5
19 points ! Toujours aussi efficace, aussi décisif, aussi professionnel. 4 aces, 3 contres, 12 attaques. Et il n'a même pas forcé.
Rivera : 7
Il a fait le job ! Pas parfait (4 fautes de service) mais tout ce qu'on attend d'un récep 6 postes.
Vadeleux : 7,5
Lui non plus n'a pas forcé son talent. 3 aces et 8 attaques tout de même. A donné le sentiment de dérouler. Toujours aussi impressionant au smash (100 %)

Havas : 8
Je n'en ai pas beaucoup parlé, mais Fred a livré un match hyper sérieux, en dépit d'une grosse douleur au genou. Jugez plutôt : 13 points, une faute de service, une faute d'attaque ! Une vraie bonne pioche avec la saison noire de Castard.
Berrios : 8
Je ne l'avais jamais vu joué. Qu'il est bon ! Concentré, bien placé, là aussi, du haut niveau.
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Le pointu Asniérois a
retrouvé des couleurs face à Sète la semaine dernière, en scorant pas moins de 23 points (en 5 sets il est vrai). Mais, même s'il a pu finir la rencontre, un saut mal réceptionné au 1er set est
venu tout compliquer. Verdict : genou touché par un épanchement de synovie et repos forcé jusqu'à la trêve, au minimum.